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James Clark , professeur à l’Université de Duke (US) rejoint Irstea comme lauréat de l’appel « Make our planet great again »

© The Clark Lab

14/05/2018

Le Président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé les 14 lauréats de la 2e vague de candidature à l’appel « Make our planet great again »[1].  Parmi ces lauréats, James Clark, professeur à l’université de Duke (Caroline du Nord, Etats-Unis) rejoint le centre Irstea de Grenoble pour travailler sur la prédiction des effets du changement climatique sur les processus démographiques et la distribution des essences forestières en Europe.

Pour une durée de 3 ans,  James Clark de l’université de Duke va intégrer le laboratoire des écosystèmes et sociétés en montagne (LESSEM) du centre Irstea de Grenoble sur un projet de recherche ANR Investissement d’avenir nommé FORBIC mené en collaboration avec plusieurs chercheurs d’Irstea et le laboratoire d’Ecologie Alpine (CNRS/LECA). Ce projet permettra de compiler des données de biodiversité et d’habitats pour la prédiction de changements et de vulnérabilité de la biodiversité face au changement climatique à destination des scientifiques, gestionnaires et décideurs.

« Les candidatures et les lauréats de cet appel sont un signal positif, les scientifiques sont prêts à collaborer dans le monde entier pour mieux comprendre l’impact des changements globaux sur notre planète. J'admire l'engagement de la communauté européenne à l'égard du problème du changement climatique et sa volonté d'investir dans l'avenir.  Nous avons déjà tissé de nombreuses relations avec les collègues de Grenoble et cet appel est une occasion unique pour développer une collaboration sur le long terme pour prévoir les changements dans les communautés biologiques qui peuvent survenir avec le changement climatique. » James Clark

Les recherches de James Clark se concentrent sur la façon dont le changement planétaire affecte les populations, les communautés et les écosystèmes. Les projets en cours explorent les conséquences du climat, du CO2 et des perturbations sur la dynamique des forêts. Dans son laboratoire de recherche, il met en place des expériences à long terme pour suivre et déterminer les perturbations et les contrôles climatiques sur la dynamique des forêts du 20e  siècle. Il est l’auteur de plus de 200 articles scientifiques à comité de lecture.

Zoom sur le projet FORBIC

Avec le changement climatique, les modifications de température, les phénomènes météorologiques extrêmes… sont des menaces qui pèsent sur la biodiversité. Il est nécessaire d’anticiper les conséquences notamment pour ajuster les politiques de gestion. Les modèles actuels se basent sur une espèce à la fois alors que les espèces sont interdépendantes et la réponse de l’une dépend des réponses des autres. Le projet vise à développer une approche de type « Generalized Joint Attribute Modeling » (GJAM) dynamiques dans lesquels les interactions directes entre espèces seront modélisées pour prédire des communautés écologiques entières. Avec cette approche, on détermine dans quelle mesure les différentes combinaisons de climats et d’habitats en Amérique du nord et en Europe peuvent expliquer les différences de patrons de diversité observées entre les deux continents. Ensuite, on détermine comment les interactions directes et indirectes entre espèces contribuent à leur vulnérabilité au climat.



[1]Make our planet great again a été lancé le 1er juin 2017, un appel aux chercheurs, aux entrepreneurs, aux associations et aux ONG, aux étudiants et à toute la société civile à se mobiliser et à rejoindre la France pour mener la lutte contre le réchauffement climatique.