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SEDYVIN

© G. Maisonneuve

Systèmes écologiques terrestres : dynamique, vulnérabilités et ingénierie

Au sommaire

En bref

  • 82 personnes dont 76 chercheurs, ingénieurs  et techniciens
  • 74 publications de rang A en moyenne par an
 

Axes scientifiques

  • Dynamique et gestion durable des écosystèmes terrestres
  • Risques, réponse et restauration
  • Biodiversité et indicateurs de la qualité écologique

Édito : Une gestion durable des écosystèmes terrestres

Philip Roche, Directeur adjoint scientifique de Sedyvin

L’accroissement de la population et les changements d’usages qui en découlent dans les territoires (urbanisation, intensification des pratiques agricoles, développement du tourisme…), ainsi que le changement climatique posent la question de la pérennité des écosystèmes, et en particulier celle des écosystèmes terrestres (forêts, prairies de montagne…). Dans un contexte de changement global, est-il possible de gérer ces milieux de façon durable afin de maintenir les services marchands (production de bois, réserve de chasse, pâturage du bétail…) et non marchands (biodiversité, paysage, protection contre les risques naturels…) qu’ils rendent à l’homme ?

C’est tout l’enjeu des travaux menés par le thème de recherche SEDYVIN (Systèmes écologiques terrestres : dynamique, vulnérabilités et ingénierie). L’objectif est de mieux comprendre les dynamiques écologiques et les interactions entre les écosystèmes et la société pour fournir aux décideurs publics, mais aussi aux multiples intervenants impliqués dans l’élaboration et le suivi des politiques de gestion (bureaux d’études, gestionnaires d’espaces naturels, services déconcentrés…), des méthodes et des outils opérationnels. Ces travaux sont menés en étroite collaboration avec les acteurs de terrain (ONF, parcs naturels...), dont l’expertise et les données enrichissent et valident les résultats de recherche.

La diversité des implantations du thème de recherche, avec des équipes sur trois centres Irstea (Nogent-sur-Vernisson, Grenoble et Aix-en-Provence) et une unité mixte avec l’université de Rouen (laboratoire ECODIV), permet de couvrir les principaux types d’écosystèmes terrestres en métropole. Une attention particulière est portée à la forêt et à la diversité des services écosystémiques qu’elle offre : production de bois, protection contre les risques gravitaires en montagne, fixation du carbone, biodiversité... L’expertise d’Irstea dans le domaine de la gestion des forêts et la préservation de la  biodiversité est d’ailleurs reconnue, en France et à l’échelle européenne. Tout comme le sont ses travaux sur l’impact du changement climatique sur la dynamique forestière. Sur ces thématiques, l’institut affiche une forte présence dans les projets de recherche européens et dans les réseaux académiques internationaux.

Les travaux menés dans le cadre d’une recherche finalisée permettent aujourd’hui de répondre à des sollicitations croissantes concernant la lutte contre les risques d’incendies, la protection contre les risques naturels en montagne, la restauration d’écosystèmes dégradés, la valorisation de la biomasse pour l’énergie ou encore les continuités écologiques. Autant de domaines propices à des partenariats avec les acteurs socio-économiques et, par conséquent, au transfert de connaissances, qui fait partie intégrante de la mission d’Irstea.
 
 

Quelques exemples de recherche

Forêt et transition énergétique

 

Clôtures et biodiversité forestière
 

Interview d'un partenaire

Une approche complémentaire des forêts de protection

Concilier la recherche et la réalité du terrain : c’est toute la richesse de la collaboration entre Irstea et l’Office national des forêts (ONF). Dans l’Isère, ce partenariat s’illustre notamment en matière de protection contre les risques en montagne.

Entre 2009 et 2012, l’ONF a  travaillé avec Irstea dans le cadre du projet européen Interreg Forêts de protection, dont le principal objectif était de prendre en compte la forêt en tant qu’ouvrage de protection dans les stratégies de prévention des risques.

"Nous avons réalisé un travail de cartographie sur les 27 communes que comportait la communauté d’agglomération Grenoble-Alpes Métropole. À partir de ce zonage, la métropole a pu définir sa politique d’entretien et de gestion des forêts. En 2015, elle nous a sollicités pour reconduire cette étude sur un périmètre élargi puisque la métropole compte à présent 49 communes. Ce travail s’est achevé mi-2016" explique Henri Moulin, chef de projet technique au sein du service Études de l'agence ONF Isère.

D’autres recherches sur l’écosystème forestier mobilisent conjointement les équipes d’Irstea et l’agence ONF Isère : modélisation de chutes de blocs, tests de filets de protection fixés sur des arbres, étude de l’adaptation des essences forestières au changement climatique... "Nous intervenons pour apporter notre expérience de gestionnaire, mais aussi pour proposer des sites forestiers".
Au-delà des forêts de protection, l’ONF suit de près les recherches d’Irstea sur l’utilisation du lidar pour évaluer la ressource en bois. "Un projet commun sera prochainement lancé sur ce sujet dans le massif de la Chartreuse", annonce Henri Moulin.

 

Observatoire scientifique

 
Mise en réseau du site-atelier de la forêt d'Orléans
 
Le dispositif OPTMixEn forêt domaniale d'Orléans, Irstea vient d’installer OPTMix, un dispositif expérimental de long terme pour étudier l'impact des changements globaux, et en particulier ceux liés au climat, sur le fonctionnement des écosystèmes forestiers.
 
Constitué de 33 placettes instrumentées sur une surface totale de 40 ha, OPTMix permet l’étude croisée de deux modèles de sylviculture (densité et composition des arbres variables) et la prise en compte des ongulés sauvages (sangliers, cerfs, chevreuils) sur le fonctionnement de la forêt. Ce dispositif unique en Europe contribue au réseau national du GIS "Coopérative de données sur la croissance des peuplements forestiers". OPTMix vient d’intégrer le réseau de suivi forestier national SOERE F-ORE-T, un système d'observation et d'expérimentation sur le long terme pour la recherche en environnement labellisé par Allenvi. Certains sites du SOERE F-ORE-T, dont OPTMix, sont aujourd’hui candidats pour constituer un réseau de plateformes expérimentales au niveau européen dans le cadre d’AnaEE Europe. En intégrant ces réseaux, Irstea bénéficie d’un rayonnement scientifique accru dans le domaine du suivi des écosystèmes forestiers, de nouveaux échanges et collaborations, et de l’opportunité de mener des expérimentations pluri-sites.

 
AnaEE  Europe : nouvelle infrastructure européenne de recherche sur les écosystèmes